Les débuts de l’EPF

Créée en 1925 sous l’impulsion d’une ingénieure, Marie-Louise Paris, l’École, alors appelée l’IEF (Institut électromécanique féminin), forme des jeunes filles au diplôme d’ingénieur électromécanicien. Elle comporte aussi une section courte, préparant aux postes de dessinatrice ou d’aide-ingénieur. En 1933, l’IEF devient l’École polytechnique féminine (EPF) avec l’ajout d’une année supplémentaire d’études (passant de 2 à 3 ans) et d’une section en aéronautique.

Histoire de l'EPF
Travaux pratiques à l’EPF dans les années 60-70.

Une école reconnue

En 1938, l’EPF est habilitée par la Commission des titres d’ingénieur à délivrer le titre d’ingénieur diplômé et en 1943 elle est reconnue par l’État. En 1976, l’École devient membre de la Conférence des Grandes Écoles. En 1993, elle intègre l’UGEI (Union des Grandes Écoles Indépendantes) après avoir obtenu le statut de fondation reconnue d’utilité publique en 1991.

Le fief de Sceaux

D’abord accueillie au CNAM (Conservatoire national des arts et métiers), l’EPF doit en déménager pour finalement s’installer à Sceaux en 1956, au 3 bis rue Lakanal dans la maison privée de Marie-Louise Paris. Depuis, l’École s’est agrandie en faisant l’acquisition de deux autres sites. En 2010, l’École ouvre un nouveau site à Troyes, sur le campus de l’UTT, avant de s’installer dans son propre bâtiment en 2014. En 2012, l’EPF a également ouvert un campus à Montpellier.

L’ouverture à la mixité

En 1994, l’école n’est plus réservée qu’aux seules femmes, les hommes y étant désormais admis. Malgré cela, et grâce à son historique et son expérience, l’EPF reste l’une des écoles où le taux de filles reste le plus élevé (40% contre 17% dans les autres écoles d’ingénieurs).

Expansion territoriale

Dans cet esprit d’ouverture, de mixité et de diversité qui anime l’EPF depuis 1925, l’école, sous l’impulsion de son directeur, Jean-Michel Nicolle, se développe sur le territoire national. Grâce à sa réputation d’excellence, l’EPF noue des contacts privilégiés avec des institutions régionales et départementales ainsi qu’avec des pôles de recherche. L’école a pu ainsi ouvrir un campus à Troyes en 2010 puis à Montpellier en 2012.