Nous avons fouillé les archives de l’EPF !

Découvrez sur cette page quelques documents qui retracent l’histoire de l’EPF.

LIVRET 10EME ANNIVERSAIRE EPF

CouvertureLe livret ci-joint a été publié le 4 novembre 1935, à l’occasion du 10ème anniversaire de l’EPF, alors École Polytechnique Féminine.
Depuis 1925, l’EPF est alors hébergée au CNAM (Conservatoire National des Arts & Métiers), au 292 rue Saint Martin, Paris 3è.

Extrait :
« 10 ans ont passé depuis la fondation de la première École de femmes ingénieurs, et cependant, la Femme Ingénieur est encore l’objet de la curiosité, si l’on en juge par l’empressement des journalistes à fêter, le 4 novembre 1935, le 10è Anniversaire de l’École Polytechnique Féminine.
Est-ce comme le dit M. André Malève « une date qui comptera dans l’histoire de l’émancipation de la femme, parce qu’elle marque une
évolution en profondeur, dont les conséquences peuvent-être incalculables? »
Toujours est-il que la grande presse, dans un élan unanime, a consacré d’importants articles à la célébration du 10è Anniversaire.
« 

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MÉMOIRES DE MARIE-LOUISE PARIS

Marie-Louise PARISDans ce document, retranscrit à travers un ensemble de documents écrits par Mlle Paris elle-même, nous replongeons dans son univers.
Elle raconte, non sans humour, comment lui est venue l’idée de l’École Polytechnique Féminine, ses batailles, ses doutes, ses projets, ses victoires…

Extrait :
« J’arrive au ministère de l’Éducation Nationale sans recommandation. Je demande une audience à l’huissier.
– Avez-vous un rendez-vous ?
– Non, c’est urgent, c’est pour une École.
Il doit me prendre pour une fonctionnaire, car il inscrit mon nom sur la liste des visiteurs.
– Vous attendrez longtemps, les députés passent les premiers.
J’attendrai.
Enfin, à 13h, l’huissier m’introduit.Le Directeur, Monsieur Labbé se lève, me serre cordialement la main, me présente un siège, s’assied à sa table, sur laquelle une pile de lettres attend sa signature.
– Je vous écoute.
Pendant qu’il signe à tour de bras, tout en jetant un coup d’œil rapide sur le courrier, je lui expose avec conviction et brièvement mon projet.
Puis, il se lève et me dit :
– Je n’ai pas d’argent à vous donner.
C’était si loin de ma pensée que je m’empresse de lui répondre
– Monsieur le Directeur je ne vous en demande pas.
– Alors, qu’attendez-vous de moi ?
– Une petite salle au Conservatoire National des Arts & Métiers aux heures inoccupées. Ce serait provisoire. Je cherche une location.
– Je suis avec vous, me dit-il, tout en me serrant la main. »

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